Le Grenier de Valerique : La quiche fatale, Agatha Raisin, Marion McChesney-Gibbons (dite Mc Beaton)
Chers amis, en ces temps de quasi-reconfinement, où l’on nous demande de rester chez nous dès 21h, il paraît opportun de s’adonner encore plus que d’habitude à cette activité d’évasion qu’est la lecture. Et pourquoi ne pas replonger dans des bouquins « pas si anciens » ? Je vous propose au fil des semaines suivantes d’explorer les livres les moins poussiéreux du Grenier de Valérique.
La quiche fatale (1992 puis 2016 pour la traduction française- Albin Michel)
L’auteure : Marion McCHESNEY-GIBBONS dite MC BEATON (1936-2019) est écossaise. Après avoir travaillé en librairie, elle devient critique de théâtre. Dans les années 1970-80, elle est une prolifique auteure publiant sous plusieurs pseudonymes. Certains de ses romans ont été adaptés pour la télévision britannique.
Qui n’a pas rêvé de changer de vie ? Agatha Raisin l’a fait !
Ayant vécu une enfance misérable, Agatha RAISIN est une pure self-made-woman. Elle ne doit sa réussite et son vernis mondain qu’à sa farouche volonté de s’en sortir. Mariée jeune à un homme ayant disparu des écrans radars, elle ne vit que pour son entreprise de communication. A l’aube de la cinquantaine, à l’abri du besoin et en s’appuyant sur le seul souvenir lumineux de son enfance, elle décide sur un coup de tête de plaquer sa trépidante vie londonienne pour un cottage dans les Costwolds*, cottage digne de la rubrique « maisons et jardins » de la revue Luxe&LifestyleMagazine.
Seulement voilà, Agatha, si elle a brillamment réussit sa vie professionnelle, est percluse de failles et de contradictions : intelligente et étourdie, besoin de tranquillité mais gérascophobe, elle manque de confiance en elle, est jalouse et un peu frustrée mais est possédée par une volonté farouche de se marier (l’objet principal de son obsession maritale est son voisin, James Lacey, un taiseux militaire retraité) elle ne sait rien faire de ses 10 doigts, manque de culture, d’éducation et de savoir-être mais est déterminée à se socialiser dans la gentry locale…. Bref. Le personnage a tout pour (dé)plaire. Ajoutez à cela un tempérament de feu, une tendance « fashionista » en taille 44, une nette tendance à abuser des cigarettes, du café, des tourtes aux rognons et du gin-tonic et vous dégusterez le cocktail savoureux qui fait d’Agatha une héroïne « attachiante ». Elle nous ressemble dans ce qu’on peut avoir de travers. C’est très agaçant ! LOL.
La quiche fatale est le premier roman de la série qui en compte 30.
Agatha arrive dans les Costwolds et, rapidement, elle s’y ennuie à mourir. Elle est donc très déçue mais orgueilleuse : pas question de retourner à Londres ! Rompue à l’exercice, elle repère qu’il va lui falloir participer à la vie mondaine locale, qu’elle sous-estime, si elle veut s’intégrer. La voilà donc inscrite à un concours de quiche. Mais Agatha est incapable de cuisiner. Qu’à cela ne tienne, elle fait un saut à Londres, achète la meilleure quiche de la ville et revient avec. Ni vue ni connue. Seulement voilà… Elle perd le concours et un des membres du jury décède après avoir dégusté la-dite quiche ! Pour ne pas être accusée, Agatha est obligée d’avouer qu’elle a triché. Pas vraiment le meilleur moyen de se faire adopter par les desperate housewives locales…. Pour racheter son honneur perdu, Agatha doit mener l’enquête elle-même. Pas le choix. Elle résoudra, évidemment, cette première énigme avec brio.
La série des Agatha Raisin comporte, à mon avis, des tomes plus ou moins passionnants. A bien y réfléchir, je pense que la traduction française, pas toujours faite par la même personne, y est pour beaucoup… Dommage…
L’intrigue policière est très soft : on est bel et bien sur du cosy mistery… Amateurs de Franck Thilliez, passez votre chemin ! L’intérêt de la série réside essentiellement dans le cadre So British et les personnages pince-sans-rire qui entourent Agatha : Bill Wong, Margaret et Alf Bloxby, Doris Simpson, Sir Charles Fraith... On savoure tout cela comme un scone beurré à 17h. Ca fait du bien, ça fait chaud.
Vous reprendrez bien une tasse de thé ?
*nb : non. Je ne vous dirais pas où se situent les Costwolds. Cherchez. ;-)
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Merci chère Valeri que. J'ai beaucoup ce premier tome. J'avais vu la série avant de le lire. Qu'est- ce qu'elle peut être attachante cette Agatha.
RépondreSupprimerQuelle plaisir de te lire Valeri que😉
RépondreSupprimerTu écris super bien Valérique, un vrai plaisir de te lire ! Bonne prochaine lecture ;)
RépondreSupprimerRavie de te retrouver ma chère Valérique je ne connais pas du tout la collection des Agatha Raisin mais grâce à toi j'ai appris à mieux connaître l'auteur
RépondreSupprimerDis moi as tu les 30 romans ?
Avec plaisir pour la "cup of tea" !! J'adore Agatha Raisin tout comme toi ! Mais lire tes phrases sont également un délice ! Bravo !
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