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Bleu calypso, Charles Aubert : MGBooks

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Ce roman est mon deuxième coup de coeur pour 2020 ! Il fait partie de la sélection "Prix nouvelles voix du polar". Qualifié de "polar doux" : Charles Aubert, l'auteur, nous avait expliqué avec beaucoup d'humour lors de la soirée polar (voir mon post sur le blog) que le qualificatif de "doux" ne s'appliquait pas à la façon dont les victimes mouraient dans son roman !
C'est cet humour que j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver tout au long du roman. Ainsi que la poésie des lieux et la description de l'atmosphère.  La couleur est annoncée, d'emblée, avec un très joli haïku (poème japonais) à chaque début de chapitre.

Je ne résiste pas à l'envie de vous citer une tirade du roman : "J’étais plutôt satisfait de moi, même si en fin de compte cela revenait à essayer d'écoper les cales du Titanic avec une louche à punch".  En lisant le roman, ces tirades bien senties m'ont fait penser à des dialogues de Michel Audiar…

L'homme qui aimait trop les livres, Allison Hoover Bartlett : YvonS

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L'homme qui aimait trop les livres,  Allison Hoover Bartlett
Éditions Pocket , 249 pages

Pour changer un peu des romans auxquels je vous ai habitués, voici donc un récit. L' enquête journalistique d' Allison Hoover Bartlett sur un bien singulier personnage : John Gilkey... Personnage, le mot-clé. Ici, on rencontre des personnes,  puisqu'on est dans la réalité et que tout est vrai. Et pourtant ce sont de sacrés personnages ! John Gilkey est d'un point de vue légal un voleur et un escroc,  d'un point de vue littéraire un bibliophile et d'un point de vue médical  (?) un bibliomane. Il se procure des livres  (lui dit ne pas les voler, il les achète gratuitement en quelque sorte ) continuellement,  sans cesse, sans arrêt, follement,  avec une soif inextinguible, une passion froide et inassouvie... il a BESOIN ! Ça l'amuse et ça ne le gêne pas de ruiner potentiellement un libraire spécialisé qui pour lui est forcément malhonnête. Il veut SA collection de livres…

VIP avec la #TeamPocket à la librairie Shakespare & Co, 11 février 2020 : MGBooks

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Et c'est reparti pour une soirée avec la #teamPocket en grande forme ! Nous nous étions quittés la semaine précédente après un apéro polar très très réussi (voir le post sur le blog).. et là, c'est un changement de décor complet pour ce nouvel événement très privilégié. En effet, la #teamPocket nous a concocté une rencontre avec Ben, le libraire s'occupant de livres rares, au sein de la librairie "Shakespeare & Co". Etant arrivée en avance, je retrouve mon comparse chroniqueur YvonS et nous trouvons un café juste à côté du lieu de rendez-vous, avec une vue imprenable sur la magnifique cathédrale Notre-Dame. Vue d'ici, de face, nous pourrions presque imaginer avoir cauchemardé auparavant, occulté les images terrifiantes des flammes emportant en fumée une partie de ce fabuleux édifice et les magnifiques trésors qui se trouvaient en son sein.. mais de face uniquement, car les échafaudages ne tardent pas à entrer dans notre champ de vision. La grande et majestu…

VIP avec Maud Ankaoua pour la sortie de son roman "RESPIRE, le plan est toujours parfait", le 10 février 2020 : MGBOOKS

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Maud Ankaoua, "Respire ! Le Plan est toujours parfait",  Editions EyrollesArrivée chez Babelio en avance, je m'abrite sous un porche car depuis la veille au soir une tempête nous est tombée dessus. La #teambabelio me laisse rentrer très gentiment pour m'abriter et me mettre au chaud.
Je m'installe tranquillement en attendant l'auteure, Maud Ankaoua que j'ai découverte à travers son roman "Respire, le plan est toujours parfait" (voir ma chronique sur le blog pour ce roman) et qui constitue pour moi un coup de coeur.

Une fois que Maud arrive, je profite de la présence du photographe officiel de Babelio pour demander à prendre moi aussi une photo de l'auteure. Et là, en deux secondes, je me retrouve SUR la photo, avec Maud  :)  Première rencontre chaleureuse donc .. et très décontractée.. sans chichi !
C'est donc tout naturellement que je me présente (j'avais contacté Maud il y a peu de temps pour lui envoyer le texte de ma chronique parue…

Un jour tu paieras, Pétronille Rostagnat : YvonS

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Un jour tu paieras de Pétronille Rostagnat Éditions Marabout, Collection Black Lab, 283 pages


Comment vous parler de ce livre et vous dire le bien que j'en pense sans rien divulgacher ? Difficile. Pétronille Rostagnat est une rusée, une roublarde. Elle est habile et un peu immorale... avec jubilation.
 Ce livre commence très fort. En 20 pages vous aurez droit à un meurtre, un accident et une disparition. Trois histoires, éloignées dans l'espace et le temps, mais (vous vous en doutez déjà) liées.  Au bout de 100 pages, je me suis dit : ça va j'ai compris, tout ça n'est pas très original.  Mais j'ai continué à lire parce que le héros Mathieu est attachant et qu'on lui veut du bien. C'est un jeune et brillant étudiant en médecine accusé d'un double meurtre. Son avocate Pauline est une jeune femme ambitieuse et plutôt douée. Mais apparemment avec un lourd passé.  Et puis, il y a Océane, une jeune fille retrouvée inconsciente dans un fossé en forêt. Que fait-e…

115, Benoît Séverac : YvonS

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115 , Benoît Séverac
Éditions Pocket ,  302 pages Prix du Roman Noir des Bibliothèques du Grand Cognac
Prix Lire en Poche à Gradignan 2019
J'adore les polars qui n'en sont pas vraiment. Ou pas seulement. Le 115, nous le savons tous, hélas, c'est le SAMU social,  ce service qui s'occupe en principe d'aider les SDF, ou les sans-abris, préfère-t-on ici. Ça vous donne le point de départ de ce polar on ne peut plus social, voire sociétal. Benoît Séverac a trouvé un angle et il laboure son sujet, il le cultive même puisqu'il y fait croître et prospérer un sujet grave, des personnages attachants et les drames à côté desquels nous passons chaque jour.  
Ça fait plaisir de retrouver ici Nathalie Decrest et Sergine Hollard, le duo mal assorti de "Trafics" un an après.  On les aime ces deux nanas  (nanas, ici, c'est un terme affectueux ) avec leurs caractères bien trempés, leurs amours compliquées. Ici, la grande Sergine va encore une fois plonger là où elle ne d…