LES DEVORES, Thibaut Solano : Yvon
LES DEVORES, Thibaut SolanoEditions Robert Laffont La Bête Noire, 350 pages
Broché, 20€50
© Babelio
Tout d'abord, merci aux Editions Robert Laffont et à Babelio pour ce concours "Prix La Bête Noire des Libraires" qui me permet de lire 4 "romans noirs" dont voici le premier...
Simon Magny est journaliste à L'Eclair, quotidien de Clermont-Ferrand. Trentenaire célibataire, "moche avec un peu de bide", il ne fait pas de lui-même un portrait très flatteur. Il dort mal, cauchemarde, boit un peu trop et traîne son mal-être et sa solitude entre son travail et les sites de rencontres. En pleine crise des Gilets Jaunes, il rencontre quand même Lucie, une prof, avec qui il espère "conclure" et peut-être aller au-delà d'une soirée...
Mais dans son histoire va venir se glisser un tueur en série. On découvre le cadavre d'un homme dans le coffre d'une voiture sur le parking d'un supermarché. Il a été émasculé... Un prof, lui aussi, apparemment sans histoires. Simon nous raconte aussi sa vie de journaleux, ses enquêtes pas toujours faciles, parfois dangereuses, routinières souvent. On est loin du brillant enquêteur habituel, du héros perspicace et brillant. Simon et son photographe Martin tâtonnent, se trompent souvent. La vie n'est pas rose à L'Eclair. Un peu déprimante malgré la bienveillance de leur chef, heureusement il y a les apéros du soir avec Juan et Albert le vigile. Et puis il y a ce drôle de pompiste qui les intrigue... et puis il y a d'autres meurtres évidemment. Des hommes, des femmes, des enfants. Le tueur a des goûts éclectiques...
On ira de bars minables en planques glaciales (Clermont en décembre, c'est... froid!), d'apéros prolongés en interviews douloureuses pour arriver enfin, presque par hasard, à la solution. Et c'est comme dans la vraie vie. On a des surprises, ceux qu'on ne soupçonnait même pas, ceux qui inspirent confiance, mais rien n'est blanc ou noir. Il y a beaucoup de gris. Alors Simon et Lucie, une affaire qui marche ? Martin le passionné franchira-t-il les limites ? Fausses pistes... soirées ratées... filatures et pièges "foirés"... Tout cela donne un roman noir, un personnage attachant qu'on pourrait avoir pour ami, histoire de le tirer de son marasme, une galerie de journalistes humains, une ville qui a peur et qui pourrait déraper au-delà des manifs qui tournent mal et s'attaquer à un innocent.
Tueur en série redoutablement brillant ou pauvre type malade ?
Tout cela est en effet très cinématographique, comme le dit l'accroche de la couverture, on "voit" les lieux, les gens, la nuit, la neige et la scène finale dantesque...
Sera-ce le vainqueur du Prix Bête Noire ? Réponse le 22 juin.
Je vous tiens au courant !
Tout d'abord, merci aux Editions Robert Laffont et à Babelio pour ce concours "Prix La Bête Noire des Libraires" qui me permet de lire 4 "romans noirs" dont voici le premier...
Simon Magny est journaliste à L'Eclair, quotidien de Clermont-Ferrand. Trentenaire célibataire, "moche avec un peu de bide", il ne fait pas de lui-même un portrait très flatteur. Il dort mal, cauchemarde, boit un peu trop et traîne son mal-être et sa solitude entre son travail et les sites de rencontres. En pleine crise des Gilets Jaunes, il rencontre quand même Lucie, une prof, avec qui il espère "conclure" et peut-être aller au-delà d'une soirée...
Mais dans son histoire va venir se glisser un tueur en série. On découvre le cadavre d'un homme dans le coffre d'une voiture sur le parking d'un supermarché. Il a été émasculé... Un prof, lui aussi, apparemment sans histoires. Simon nous raconte aussi sa vie de journaleux, ses enquêtes pas toujours faciles, parfois dangereuses, routinières souvent. On est loin du brillant enquêteur habituel, du héros perspicace et brillant. Simon et son photographe Martin tâtonnent, se trompent souvent. La vie n'est pas rose à L'Eclair. Un peu déprimante malgré la bienveillance de leur chef, heureusement il y a les apéros du soir avec Juan et Albert le vigile. Et puis il y a ce drôle de pompiste qui les intrigue... et puis il y a d'autres meurtres évidemment. Des hommes, des femmes, des enfants. Le tueur a des goûts éclectiques...
On ira de bars minables en planques glaciales (Clermont en décembre, c'est... froid!), d'apéros prolongés en interviews douloureuses pour arriver enfin, presque par hasard, à la solution. Et c'est comme dans la vraie vie. On a des surprises, ceux qu'on ne soupçonnait même pas, ceux qui inspirent confiance, mais rien n'est blanc ou noir. Il y a beaucoup de gris. Alors Simon et Lucie, une affaire qui marche ? Martin le passionné franchira-t-il les limites ? Fausses pistes... soirées ratées... filatures et pièges "foirés"... Tout cela donne un roman noir, un personnage attachant qu'on pourrait avoir pour ami, histoire de le tirer de son marasme, une galerie de journalistes humains, une ville qui a peur et qui pourrait déraper au-delà des manifs qui tournent mal et s'attaquer à un innocent.
Tueur en série redoutablement brillant ou pauvre type malade ?
Tout cela est en effet très cinématographique, comme le dit l'accroche de la couverture, on "voit" les lieux, les gens, la nuit, la neige et la scène finale dantesque...
Sera-ce le vainqueur du Prix Bête Noire ? Réponse le 22 juin.
Je vous tiens au courant !
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