Surtensions, Olivier Norek : YvonS


Surtensions, Olivier NOREK
Éditions Pocket, 473 pages
Prix Le Point du Polar Européen 
Grand Prix des Lectrices Elle Policier

Le voici donc le dernier volume de la Trilogie Coste. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Olivier Norek est allé crescendo vers le dur et le tragique. Il balaie ici enlèvement, meurtres, vie carcérale, pédophilie, malaise policier, erreurs de la justice... et je ne vous dis pas tout. C'est pas très joyeux tout ça.... En même temps, lit-on Norek pour rire à gorge déployée ? 

Ça commence par un très court prologue où l'on voit Coste, notre flic préféré  (après Olivier, bien sûr ! 😉) interrogé parce qu'il a tué quelqu'un et qu'un membre de son équipe est mort. Qui ? Tout de suite, on est inquiet. Lequel de nos flics adorés ? Parce qu'on les adore, non ? 

Ça continue par un passage en prison avec tout ce que cela comporte de désespoir, de violence : une immolation, un viol, la corruption, la soumission.  Heureusement, il y a un peu de légèreté, une pointe d'humour de temps en temps, sinon on se flinguerait tout de suite. Et puis, si on parlait du problème d'Olivier Norek avec les chats ? Ils lui ont fait quoi ? Attention Olivier, on va pas être copains là, va falloir qu'on cause....c'est la 2e fois, c'est moins pire que dans Territoires, mais quand même ! 

Et on sent "qu'on va pas vers du beau", on sent qu'il se met en place un mécanisme tragique : la galerie des méchants est complète et gratinée. On pense bien sûr au Gang des Barbares, mais on a aussi... violeur, braqueur, pédophile,  incendiaire, assassins... la drogue ? On a vu ça dans Territoires. Et du côté des flics, c'est pas mieux avec l'arrivée d'un cheffaillon autoritaire et plutôt borné. Ventura m'a rappelé certaines de mes supérieures de l'Éducation Nationale : un bon prof est un prof obéissant (malgré le discours officiel politiquement correct). Je règle mes comptes ? Possible. 😂

L'émotion est là aussi avec la fin du chapitre 47... et le suspense, parce que plus on approche de la fin, plus vite le nombre de pages restantes diminue, plus on sent que ça va aller très vite très mal. C'est un polar de chez polar, un vrai, un noir. On est avec nos flics parfois borderlines (ce livre aurait pu s'appeler Dérapages) avec leurs intuitions, leurs erreurs, leur colère, leur peur, leur âme aussi. Et puis on a les larmes aux yeux (chapitre 76), on est ravagé de colère, de frustration parce qu'il n'y a pas de "tout est bien qui finit bien ". Et puis...et puis....
On ne peut pas résumer ce livre, il s'y passe trop de choses. Ce qui est sûr c'est que c'est le meilleur des 3. La barre est haute. Alors, bien évidemment, on voudrait revoir Coste, mais on comprend. C'est une belle trilogie à la fin tragique qui mériterait de rester telle quelle. N'empêche, on voudrait savoir ce qui va leur arriver à nos flics, on voudrait fermer les portes... et Coste est un personnage tellement fort qu'on rêve d'un 4e volume. Et d'un film.  
Parce que ça ferait un bon film cette histoire, non ? 😉


A lire aussi :

- Territoires, chronique d'YvonS
- Surface, chroniques d'YvonS et MGBOOKS
- Impact, par YvonS

- Le lapin shérif, YvonS

- Auteur à la page #13, Olivier Norek


Olivier Norek nous parle

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Soirée VIP chez Slatkine & Compagnie : Charles Aubert et Benedict Wells, Paris, le 24 mai 2022

Auteur à la page #13, avril 2021, Olivier NOREK

Auteur à la page #1, avril 2020, Frank LEDUC