POISSON VOLANT, Marie Sellier (Yvon)

 

POISSON VOLANT, Marie Sellier 
Editions Courtes et Longues, 242 pages
Parution : 07/05/26

Quinze nouvelles. Un régal, une suite de petites merveilles. Des souvenirs enchantés et enchanteurs de l'enfance de Marie Sellier. Magnifiés par son style, la mémoire et la nostalgie. Le tout alternant avec des œuvres d'art, des tableaux. On se régale des images, des atmosphères, de la poésie, de la peinture, de ces aquarelles-nouvelles, de ces pastels-mémoires, de ces photos-rêves..

Il y a des grands-mères, et même des arrières-grands-parents. Des grands-mères pas toujours sympas entre elles. Des mères aimantes et des mégères. Des pères absents. Des frères, des sœurs, des cousins-cousines qu'on aime, qu'on admire, qu'on jalouse peut-être. Des tontons champions de ricochets. Des déjeuners festins sous les cerisiers du jardin. Des grandes vacances...

Il y a la musique, les livres, la peinture, parce que ce livre est aussi plein de peintures. de tous les styles, de toutes les époques. De Kandinsky à Gauguin, de Picasso à Bonnard, de Courbet à Monet, Ingres, Magritte et tant d'autres.

On retrouve la Marie Sellier qui écrit pour la jeunesse mais aussi pour les "grands", pour qui transmettre l'art est si important et du coup on retrouve notre enfance, les longs repas en famille où l'on s'ennuie, les vacances où les après-midis comptaient au moins douze heures tellement ils s'étiraient. Et puis les tendres duos grands-parents et tout-petits, cette énorme bête à dompter qu'on appelle "piano", les histoires d'amours.. Je pourrais ainsi aligner les images qui me restent alors que je viens de refermer ce livre mais je préfère vous en laisser la surprise. Il a réveillé en moi le souvenir d'une armoire parfumée à la bergamote, d'un "immense petit jardin" à Drancy, d'un salon toujours plongé dans l'obscurité, de mes grands-mères si différentes, de cousines dans un jardin un jour de deuil, de l'oncle ébéniste et d'un autre un peu effrayant par son sans-gêne et ses discours politiques. Et vous, vos souvenirs ? Quels sont-ils ? Où sont-ils ?

Pour finir, ô fin lecteur, ô lectrice perspicace, sauras-tu retrouver l'auteur de cette phrase (détournée par Marie Sellier) ? Cette phrase célèbre qui ouvre un roman historique classique parmi les classiques. Cette phrase que son auteur hurlait dans son "gueuloir" pour savoir si elle sonnait bien.

"C'était à Verdun, faubourg de la folie, dans les jardins de la mort."

Alors ? Ca vous revient ? Le lycée, le Lagarde et MIchard... 

Merci Marie Sellier et les Editions Courtes et Longues pour ce privilège, ce délicieux recueil que j'ai savouré d'un bout à l'autre.. 








De la même autrice sur notre blog :

- A nous trois, roman jeunesse


- L'enfant et le temps, album jeunesse avec Elsa Oriol




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