La Capture : Qui sème les coups récolte la vengeance, Nicolas Lebel : YvonS
La Capture : Qui sème les
coups récolte la vengeance ; Nicolas Lebel
Éditions Le
Masque, 286 pages
Broché, 20€90
Photos : ©MGBooks33
Prix de l'Escargot noir, 2022
Prix Polar des libraires
J'attendais avec impatience la suite du Gibier, le précédent opus de Nicolas Lebel. Je ne suis pas déçu. Retrouver la "borderline" Yvonne Chen est un vrai plaisir. Toujours aussi désagréable, froide et cash. Voilà un personnage qu'on n'oublie pas et qui ne laisse pas indifférent. Celle qui ne dit jamais merci ou s'il vous plaît est l'efficacité même !
Dans "Le Gibier", Nicolas Lebel avait bâti son histoire autour des rituels d'une chasse à courre. Ici c'est une partie d'échecs et un lent compte à rebours. Il a fait fort. Une impeccable construction à coups de manipulations, de retours en arrière et de coups de théâtre. Comme dans une bonne partie d'échecs ! Et les derniers chapitres sont un vrai bonheur de lecteur.
Un enterrement sur la tristounette île bretonne de Morguélen, une nièce enterre son oncle seul membre de sa famille. Un prêtre que tout le monde qualifie de saint-homme. Deux gendarmes.... pas ordinaires. Un répugnant biker. Et notre Yvonne qui débarque ! Entre chasse au trésor, chasse au criminel de guerre, vengeance, elle pleure toujours son Starski alors qu'elle-même est sur le point de péter les plombs et sur le chemin du licenciement. Une "Danse des Furies" est en cours (seuls ceux qui ont lu Le Gibier comprendront de quoi je parle)... et elle veut s'en mêler. Tout le monde ment, tout le monde manipule tout le monde, personne n'est blanc-bleu... et vous n'avez pas fini d'être surpris. Vous verrez !
L'humour de Nicolas Lebel est toujours là de la mise en scène des copains au pastiche de citations bibliques. C'est très très bien fichu. Il réussit à nous embrouiller alors même qu'il met sous notre nez les indices pour tout comprendre. Je ne les ai "vus" qu' après. Évidemment.
Mais les apparences sont parfois trompeuses.... alors la fin est surprenante et réjouissante de cynisme.
Comme disait une certaine Thérèse, je vais remiser par devers moi ce petit bijou de manipulation (dédicacé, bien sûr ) (et parce que je ne vous le prêterai pas). Et si vous me faites un tant soit peu confiance... 😉 direction votre librairie !
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