Portrait d'auteure #61 : Aurélie Tramier, avril 2026
1/ Quel genre de lectrice es-tu ?
Je suis une lectrice désordonnée :
je lis toujours plusieurs livres en même temps. Un le soir pour le
plaisir ; ceux que je dois lire pour des recherches, plutôt dans la
journée ; et depuis quelques années, il y a toujours un audiobook dans mon
tél pour les heures de sport, sinon je m’y ennuie beaucoup trop.
2/ Quel est ton 1er souvenir de lecture et ton dernier coup de cœur littéraire ?
J’ai toujours beaucoup lu, et le soir, je
lisais en cachette dans ma chambre, seulement éclairée à la lumière d’une
petite boîte à musique, pour que mes parents ne le voient pas. Mes premières
larmes livresques, c’était à la fin du Vicomte de Bragelonne. Après
toutes ces pages parcourues, je me demandais vraiment comment j’allais pouvoir
vivre sans D’Artagnan. Alexandre Dumas a été mon premier grand amour
littéraire, suivi ensuite par Romain Gary.
3/ As-tu des rituels d'écriture ? Lieux, heures, environnement musical, etc...
Je n’ai pas vraiment de rituel à
proprement parler mais mes petites habitudes ! Mon thé, mon cappuccino,
mon chien, ma musique… La musique, il m’en faut absolument, et d’une manière
générale, celle que j’écoute finit toujours par s’inviter dans le roman. Un
jour, pour Bien-Aimée, j’avais choisi d’écouter totalement par hasard un album de Henri Salvador qui me
rappelait ma grand-mère. Par hasard toujours, j’ai relevé la tête au moment où
il chantait Petite fleur…. Cette chanson est devenue le fil rouge du
roman, mais ce n’était pas prévu. Pour Gaby la magnifique, les lecteurs
avisés trouveront quelques références à de la musique contemporaine, par
exemple à Mourir sur scène de Dalida, car j’écoutais en boucle le
dernier album de Julien Doré (je crois que tu aimes aussi !), dans lequel
il la reprend. Et sinon, j’écris chez moi, et le matin, jusqu’à environ 13h, un
chapitre par jour, pour me laisser le temps de le peaufiner, mais surtout pour
avoir encore quelques heures pour redescendre sur terre avant l’arrivée de mes
enfants sinon ils parlent, mais je ne les écoute pas, je suis encore trop loin.
4/ Qui est ton premier lecteur/ta première lectrice ?
Mon premier lecteur, c’est mon mari et
personne d’autre. Lui seul a le droit d’intervenir dès le plan du roman pour me
donner un avis critique. Bien sûr, cela donne toujours une crise, mais je finis
par écouter ses remarques qui sont généralement bien fondées ! Ensuite, je
ne fais plus rien lire à personne d’autre avant d’avoir une première version.
Il reste le premier avec mon éditrice.
5/ Comment a germé ton idée pour ton prochain livre Gaby la Magnifique que l’on attend avec impatience ?
J’ai rencontré Gaby par hasard, comme
toujours. J’ignorais tout d’elle. Après Bien-Aimée, j’avais envie
d’écrire un livre romanesque et joyeux. J’ai toujours adoré la Belle Époque et
je me suis lancée dans des recherches, notamment autour du monde du spectacle.
Lorsque je suis tombée sur Gaby, une Marseillaise, ça a été une évidence, sans
connaître encore tous les rebondissements de sa folle vie ! On peut dire
que j’ai eu de la chance.
6/ Quelle est la chose la plus bizarre, ou la plus drôle qu'on t'a dite ou demandée lors d'une séance de dédicace ?
Je ne dois pas être très inspirante, car je n’ai encore rien eu ni de bizarre ni de drôle ! Mais je me souviens d’une personne à qui j’avais offert mon livre autoédité, au tout début de mes aventures, qui m’a écrit un mail pour m’expliquer combien il était mauvais et qu’il était étonnant que je puisse prétendre à quoi que ce soit.
7/ Ton roman précédent Bien-Aimée, tu l’as porté longtemps en toi. C’est un roman très fort sur une thématique (en plus dans ta région) qui te tenait à cœur. Il a d’ailleurs été dans plusieurs sélections pour des Prix, preuve qu’il a été très apprécié du public. Veux-tu nous en parler ?
Bien-Aimée est un roman fondateur
dans ma vie de romancière, et un tournant dans mon écriture. Premier roman
historique, et pas le dernier, dans lequel je me frotte à un sujet qui me
terrifiait. Ce roman restera, par le message qu’il porte, l’une de mes plus
grandes fiertés d’écrivain, et je suis immensément heureuse des prix qu’il a
remportés, car ils sont autant de preuves que le sujet a touché.
8/ Nous nous sommes rencontrés pour la 1ère fois chez Babelio. Peux-tu nous parler de l’importance des rencontres, des salons, de ton contact avec tes lecteurs ?
Pour moi qui habite à l’étranger, les
salons et les rencontres sont vraiment essentiels et restent des événements
rares que j’apprécie beaucoup. Je suis encore trop junior dans le métier pour
en être lassée, c’est le moment qui me booste et me donne envie d’écrire un
nouveau roman, d’autant que désormais, il y a des lecteurs qui me suivent roman
après roman. D’ailleurs, je ne peux pas me lancer dans un nouveau projet tant
que je n’ai pas eu des retours sur le précédent, j’ai ce besoin viscéral d’être
rassurée. Là, un mois avant le lancement, je suis dans la phase la plus
terrible et je doute affreusement.
9/ Il y a beaucoup de douceur dans tes romans, et une foi inébranlable en l’humain. Nous t’imaginerions bien écrire pour la jeunesse. Est-ce quelque chose qui pourrait te tenter ? Y as-tu déjà pensé ?
C’est un beau compliment !
J’aimerais écrire pour mes enfants avant qu’ils ne soient trop grands. J’ai
écrit un super conte sur le Père Noël, illustré par une amie dont c’est le
métier, mais nous n’avons malheureusement pas trouvé d’éditeur (ceci est un
appel du pied !). Je ne désespère pas. Néanmoins, je serais plutôt attirée
par un roman ado, type Percy Jackson mais il est difficile d’écrire pour
la jeunesse. Moi qui aime les grandes descriptions et les tournures poétiques,
il faudrait vraiment que je retravaille mon style.
10/ Tu peux ici nous parler de ce que tu souhaites.. un message, une envie, un projet qui te tient à cœur. C'est à toi !
Eh bien, j’espère que Gaby la
magnifique saura charmer les lecteurs. J’ai volontairement cherché un sujet
aux antipodes du précédent, car je ne voulais pas qu’on puisse le comparer à Bien-Aimée.
Je rêvais d’un livre-bonbon ultra romanesque qui se laisse déguster et que l’on
referme en soupirant que l’on a passé un chouette moment. J’espère que ce sera
le cas ! Et maintenant, il faut songer à la suite !
De la même auteure sur le blog :
- La flamme et le papillon
- Bien-Aimée
- Luc-Michel Fouassier (49)- Jean Calembert (50)- Isabelle Ménard (51)- Michaël Mention (52)- Anouk Shutterberg (53)- Nicolas Druart (55)- David Bry (56)- Alexandre Murat (57)
2026... on continue :)
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