Auteur à la page #22, avril 2022 : Olivier Démoulin


Cher Olivier, 

Un grand merci d'avoir répondu avec tant d'enthousiasme et de spontanéité à notre questionnaire. En étant notre auteur à la page du mois d'avril, tu fais le pont entre nos publications adultes et jeunesse :)  De plus, cela tombe pile au moment de ton anniversaire littéraire.. 20 petites bougies, ce n'est pas rien ! Félicitations !!! Nous te souhaitons le meilleur pour la suite de tes aventures... en attendant une très prochaine triple (?) chronique ? 😉

Peux-tu te présenter à ceux de nos lecteurs qui ne te connaîtraient pas encore ?

Je m'appelle Olivier Démoulin, je suis né à Bordeaux en 1969. 

J'ai une triple formation : licencié en Droit Public de l'Université de Montpellier, diplômé de Sciences Po Bordeaux et de l’École de Journalisme de Marseille. J'ai eu trois vies professionnelles : journaliste, chargé de communication... et enfin écrivain à temps plein, mon métier-passion.

Je suis auteur de dix-neuf livres très différents : une trilogie, huit autres romans « à suspense », six livres de foot (dont un sur mon club de cœur les Girondins de Bordeaux) et deux livres jeunesse (illustrés par Sylvie Delcroix-Terrier). Je suis édité chez GRRR...Art, un indépendant ultra dynamique installé dans les Yvelines.

Quel genre de lecteur es-tu ?


J'aime relire des textes que je connais déjà par cœur, dernier exemple en date, pas plus tard qu'hier : la nouvelle « Lettre d'une inconnue » de Stefan Zweig. Lire et relire pareil génie ne peut faire que du bien quand on est écrivain ! Avant d'en faire mon métier, je lisais de tout et tout le temps. C'est moins le cas aujourd'hui. Je dévore moins de romans. Pourquoi ? Je devine trop souvent « les ficelles » des romans que je lis... mais pas toujours quand même !

Quel est ton 1er souvenir de lecture?


« Oui-Oui et le parapluie perdu » ! Je savais tout juste lire et c'est le tout premier livre que j'ai lu, c'est pourquoi j'ai retenu le titre ! Je me souviens même de l'endroit où j'étais quand je l'ai lu, en Haute-Vienne, dans la magnifique maison de vacances de mon enfance enchantée.


Quant à mon premier souvenir de lecture vraiment intense, c'est Marcel Pagnol avec « La Gloire de mon Père » et « Le Château de ma Mère ». Ah, les bartavelles ! Mon grand-père maternel a été dans le même lycée que Pagnol à Marseille, ça m'a peut-être encore plus poussé dans les bras de Marcel ! Depuis toujours, le passage littéraire qui m'émeut le plus est la fin du « Château de ma Mère » : 

« Le temps passe, et il fait tourner la roue de la vie comme l’eau celle des moulins. Cinq ans plus tard, je marchais derrière une voiture noire, dont les roues étaient si hautes que je voyais les sabots des chevaux. J’étais vêtu de noir, et la main du petit Paul serrait la mienne de toutes ses forces. On emportait notre mère pour toujours. (…) Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d’inoubliables chagrins. Il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants. »


Confidence : en relisant avec vous ce passage, les larmes me montent aux yeux. Comment ça je suis un écrivain hyper sensible ?


Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?


Le dernier livre d'Haruki Murakami - « Abandonner un chat - souvenirs de mon père » - est un petit délice ! Plus les années passent, moins je comprends que cet auteur japonais n'ait pas le Prix Nobel de Littérature. Il ne doit pas « avoir la carte » comme l'on dit. Dans la littérature, d'une manière générale, moins de copinage, ce serait peut-être pas mal, non ? 


As-tu un rituel d'écriture ou un lieu préféré pour cela ?


Dans mon bureau, j'applique toujours ce conseil du grand Stephen King : bannir de mon champ de vision tout ce qui peut déconcentrer, notamment une affiche trop près des yeux ou des couleurs trop flashy. Il faut de la neutralité ! C'est pourquoi, comme Stephen King, je travaille devant un mur... tout blanc ! Pour l'anecdote, j'écris sur le même vieil ordinateur, millésime 2003, connecté à rien du tout, il me sert uniquement de machine à écrire, je ne suis connecté qu'à mes personnages, j'adore ! Et quand j'arrête d'écrire, il se passe toujours le même phénomène : j'ai froid, terriblement froid, pendant quelques minutes ! Comme c'est le soir, vient alors en général l'heure de l'apéro, de quoi, éventuellement, se réchauffer !

Quel est le plus beau compliment qu'on t'a fait sur un de tes livres ?


Beaucoup m'ont dit que mes romans les avaient aidés à dépasser les souffrances de la vie, voire à survivre tout court. 

Je suis aussi très touché quand on dit « se reconnaître » dans mes personnages.

Quelle est la chose la plus bizarre qu'on t'a dite ou demandée à une séance de dédicace ?


Depuis 16 ans que je dédicace, j'ai tout connu je crois, je pourrais en écrire un livre ! Voici, dans cet ordre, trois anecdotes : une drôle, une émouvante et une horrible (pour me faire plaindre !).


- Une femme m'a demandé de dédicacer « Relève-toi ! » à son chien ! J'ai obéi en riant. J'espère que son chien n'a pas mangé le livre !


- Une arrière-grand-mère m'a fait dédicacer « Aux bons soins de Lénine » pour sa petite-fille, car elle venait de naître avec le prénom de mon personnage Li Lou. La larme à l’œil, d'une voix douce, cette dame m'a dit : « Quand ma Li Lou lira votre livre, je ne serai plus de ce monde, mais ça la fera penser à moi. »


- Voyant mes livres « L'homme qui épousa New York » et « Sur la route avec Springsteen », un homme m'a crié à la figure : « Je déteste tout ce qui renvoie à l’Amérique ! Et je ne lis que les auteurs morts ! » Je lui ai répondu : « Vous me lirez peut-être quand je serai mort, alors ! » Il m'a rétorqué : « Je le souhaite vraiment. J’espère vous lire l’année prochaine. » Ça pique un peu, non ?

Peux-tu nous présenter ton dernier roman ?


Oui mais je suis obligé d'en présenter trois alors, car ma dernière parution est une trilogie !


Dans un coffret, « N'éteins pas mes Rêves ! » réunit trois romans à la fois totalement autonomes... et totalement interdépendants. Il y a six ordres de lecture possibles, vous choisissez, et selon votre choix, vous comprendrez l'histoire de façon différente. C'est vraiment original ! C'était un pari fou ! Les personnages de « La vie qu'il n'attendait plus », « Nous sommes tous des malades mentaux » et « Sarah » (je vous donne les trois titres par ordre alphabétique, puisqu'il n'y a pas d'ordre !) combattent pour conquérir leurs rêves, notamment amoureux. Et vous voyagez beaucoup : en Grèce, en Irlande, à New York, à Genève... que des lieux que j'adore !
J'espère de tout cœur que les lectrices-lecteurs de cet interview se laisseront tenter par cette aventure littéraire inédite !

Quelque chose à ajouter ?


Oui ! Vous pouvez commander mes dix-neuf livres directement sur le site de mon éditeur GRRR...Art. Il vous les envoie sous trois jours, sans frais de port pour la France et la Belgique. C'est ici :
www.grrrart-editions.fr/index.php/roman-livres/olivier-demoulin 


Enfin, n'hésitez pas à me demander en « ami Facebook » pour me suivre et découvrir toutes mes actualités. J'ai d'autres casquettes artistiques. Je publie régulièrement des photos. Et je suis sur scène, partout en France, aux côtés d'un grand musicien, Laurent Réval, pour le « Concert-Conférence Autour de Springsteen ». Je suis ravi de terminer cet interview sur ce nom magique, car j'ai grandi avec la musique de Bruce Springsteen.


A lire également sur le blog :


- Sur la route avec Springsteen, YvonS et MGBooks

La famille va s'agrandir Texte : Olivier Démoulin,  Dessin : Sylvie Delcroix-Terrier : YvonS



😎 les portraits précédents : 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Soirée VIP chez Slatkine & Compagnie : Charles Aubert et Benedict Wells, Paris, le 24 mai 2022

Auteur à la page #13, avril 2021, Olivier NOREK

Auteur à la page #1, avril 2020, Frank LEDUC